L’histoire de l’horlogerie est vaste, très vaste… Liée aux guerres comme chez Hamilton ou Zénith, à l’innovation comme chez Richard Mille ou HYT ou encore aux quartz, à la médecine comme les montres à pulsations,  au sport automobile comme la Heuer Monaco et son tachymètre, à l’exploration comme l’Oméga Speedmaster ou encore à la plongée sous-marine comme la Rolex Subraminer.  Toutes ces disciplines ont une icône, en voici quelques unes et leur histoire. 

Il est toutefois important de noter que bien que ces modèles soient mythiques, ils ne sont pas tous de bons placements car il y a évidemment, un nombre important de facteurs à prendre en compte. 


Rolex Submariner : L’innovatrice

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Si il y a bien une montre plus mythique que les autres, c’est bien elle, la Rolex Submariner ! La toute première plongeuse de la maison fondée par Hans Wilsdorf en 1905. Étanche à 100 mètres en 1953, sous la référence 6204, elle succède au modèle Oyster de 1926 qui fut la toute première montre bracelet étanche au monde. Lorsque Rolex la présente à la foire horlogère suisse de 1953, la marque se positionne clairement comme avant-gardiste et propose désormais des modèles dédiés aux professionnels. La submariner devient une icône lorsqu’elle est sublimée par d’autres légendes comme Steeve Mc Queen qui porte une 5513 et que dès 1962, elle apparait dans le tout premier volet de la saga culte 007: James Bond contre Dr. No. 


Audemars-Piguet Royal Oak : L’inattendue 

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C’est en pleine crise de l’horlogerie suisse qu’est présentée à la foire de Bâle en 1972, une montre inattendue. Le designer et horloger Gerald Genta offre au monde un nouveau bébé à l’allure surprenante pour l’époque. Inspirée des scaphandriers avec une lunette type « hublot » et ses 8 vis apparentes, son cadran gaufré, elle marque son temps et devient mythique mais pas d’emblée… En effet lors de sa sortie en 1972, son design n’était ni compris, ni apprécié. De plus, vendre une montre prétendument luxueuse en acier était une première, elle était très différente de ses semblables et a été conçue pour concurrencer le marché florissant des quartz venues du japon. Il a fallu 4 ans à Audemars-Piguet pour écouler son premier millier de Royal Oak, ce qui semblerait totalement fou aujourd’hui. 


Heuer Monaco : Une légende dans la Légende

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1969 fut une année très particulière. En effet, à cette époque, les clients demandent une montre bracelet chronographe automatique, car oui, il n’existait que des modèles à remontage mécanique avant 1969 (pour les chronographes). C’est donc le 3 mars de cette même année que naquit le célèbre calibre 11 Chrono-Matic, présenté par le consortium Breitling, Heuer-Leonidas, Hamilton-Büren et Dubois-Dépraz. Une course commerciale qui faisait rage entre les différentes marques horlogères suisses (et japonaise, Seiko ayant développé le calibre 6139 en avance mais qui fut commercialisé plus tard). Gérald Dubois, son concepteur, était parti d’une base extra plate à microrotor auquel fut ajouté un module de chronographe à came. Le calibre 11 oscillait à 19’800 alternances par heure et fut très vite remplacé par une version plus précise à 21’600 alternances-heure, le calibre 12. Elle est aussi connue pour avoir été portée par Steve Mc Queen en 1971 dans le film « Le Mans » mais la Monaco ne trouve son public qu’à partir de 1985 avec le rachat de Heuer par TAG. Puis en 1999 avec la reprise de TAG Heuer par le groupe LVMH, elle prend son envole avec une campagne marketing plus soutenue.